Liaison GS - CP

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La loi d’orientation du ministère Jospin portant sur le projet d’école et les cycles, date de 1990, mais aujourd'hui fait-on vraiment ce qu’il faut pour mettre en œuvre une réelle continuité entre ces deux classes ?

 

Le fonctionnement de la GS et du CP

L’accueil des élèves

Il suffit de passer alternativement d’une classe à l’autre pour constater que les modalités d’accueil des élèves sont radicalement différentes.

En GS, l’enfant est accompagné par ses parents jusque dans sa classe, il bénéfice d’un accueil spécifique par une enseignante et un autre adulte, il dispose de quelques minutes pour vivre au mieux le passage de la vie de famille à la tâche scolaire. Le travail scolaire proprement dit est coupé par des phases informelles de détente ou de moins grande exigence intellectuelle. Les récréations durent plus longtemps. Les demi-journées de classe sont écourtées par les deux bouts : accueil proprement dit et « heure des mamans ».

Au CP, tout change : l’enfant est laissé dans la cour, il est accueilli au sein d’un groupe important. Le temps de travail scolaire se rapproche fortement de la durée officielle de la journée de classe.

De ce constat, naît l’idée de réduire les écarts dans le mode de fonctionnement des deux classes. Si certaines pratiques dans les maternelles devraient pénétrer dans les CP : les rites, les regroupements, il ne saurait être question de calquer l’emploi du temps d’un CP sur celui d’une GS, mais l'emploi du temps d'une GS devrait évoluer au cours de l'année pour se rapprocher de celui d'un CP.

L’accueil des parents

Les parents regrettent souvent le temps de la maternelle où ils avaient un libre accès à la classe de leur enfant et où ils pouvaient rencontrer l’enseignant très facilement. Opter pour un mode de relation analogue à celui de la maternelle ne semble pas être une demande qui émane des enseignants.

Le bon fonctionnement des écoles élémentaires ne peut s’imaginer avec un défilé permanent des parents des élèves de CP. Il convient donc de trouver un équilibre entre les modalités habituelles de sortie des élèves et une plus grande disponibilité des enseignants à l’égard des parents souvent anxieux.

 

Les relations entre la GS et le CP

Les relations entre enseignants

Elles ont été instituées par la mise en place de la 27ème heure et des conseils de cycle. La rencontre des enseignants du cycle 2 a d’emblée occasionné des difficultés :

Le climat a évolué en 20 ans mais de manière assez superficielle. Pour preuve :

Seules les écoles où on a mis en place un projet de cycle 2 témoignent de véritables relations professionnelles entre les enseignants de GS et ceux de CP.

Les relations entre élèves

Pour reprendre le mot d’un Inspecteur d'Académie, elles restent souvent au niveau de la rencontre pour la dégustation du gâteau au yaourt. L’éloignement des écoles complique parfois la tâche mais lorsque les écoles se touchent on ne constate pas une attitude différente.

Les sous-effectifs du samedi matin en maternelle n’ont pas été utilisés pour permettre des rencontres GS/CP. Notons que lorsqu’un projet de ce type a été construit la fréquentation du samedi matin en GS a considérablement augmenté.

Les projets articulés autour d’un travail en commun avec les élèves des deux classes sont, ici aussi, exceptionnels.

 

La continuité des apprentissages

La continuité pédagogique

Dire que la pédagogie en maternelle diffère de celle pratiquée en CP, relève du lieu commun. Il faut s’interroger sur ces écarts qui relèvent le plus souvent de différences culturelles et non d’exigences relatives aux apprentissages.

On retiendra quatre éléments révélateurs :

  1. La gestion du temps,
  2. La gestion de l’espace,
  3. La gestion des outils,
  4. L’évaluation.

La continuité didactique

Elle concerne tous les domaines d’activités et mérite qu’on y arrête domaine par domaine.