Préparer le jour J

Réussir le CAFIPEMF en maternelle

Télécharger le document

Beaucoup de candidats prévoient très tôt les séances qu’ils vont présenter. Vous devez certes déterminer très vite les domaines d’activités, néanmoins pour définir les séances proprement dites, mieux vaut attendre de vraiment connaître ses  élèves, leurs forces comme leurs faiblesses et surtout leur rythme d’apprentissage. Une fois ce choix effectué, vous devez passer à la préparation de l’épreuve c’est-à-dire à la préparation des séquences et à celle de l’entretien qui les suivra en gardant de vue les contraintes explicites et implicites de l’épreuve.

A. Les contraintes de l’épreuve

1. Les contraintes matérielles

La présence de 5 personnes de plus dans le local parfois exigu. Vous allez devoir installer cinq adultes dans votre classe. Même si les jurys sont habitués à l’inconfort de l’observation en maternelle –il faut le plus souvent écrire sur ses genoux– il serait bon que vous vous procuriez quelques chaises d’adulte et, dans tous les cas, il va falloir que vous les placiez dans votre classe ce qui limitera l’espace libre et indirectement les possibilités de déplacement des élèves, donc leur marge d’initiative.

L’utilisation inhabituelle d’un autre local. Si une des deux séquences se déroule dans un autre lieu (bibliothèque, salle polyvalente…) il faudra selon l’équipement de l’école, demander aux membres du jury de bien vouloir emporter leur chaise. En outre si vous avez besoin d’un local ou d’un matériel que vous n’utilisez pas habituellement dans ce créneau horaire, vous devrez vous entendre avec vos collègues pour le réserver.

2. Les contraintes pédagogiques

L’implicite de l’épreuve.

Vous devez mettre vos élèves en situation d’apprentissage, ce que vous savez faire ; mais le jour-dit, vous allez travailler devant un jury, ce qui constitue sûrement une situation inédite pour vous ; il faudra sinon le séduire du moins lui éviter l’ennui. Il entre dans cette épreuve d’admissibilité une dimension de spectacle : n’hésitez pas à vous mettre en valeur, à montrer la diversité de vos compétences professionnelles. Il y a dans toute vie de classe des moments peu gratifiants, répétitifs. On peut reconnaître leur utilité sans pour autant les présenter un jour de CAFIPEMF. A l’opposé méfiez-vous des dispositifs gadgets, gardez-vous de tester un nouveau protocole ce jour-là.

Les documents à préparer pour le jury.

Il doit pouvoir suivre ce que vous faites et comprendre à quoi vous voulez arriver. Il faut donc que chaque membre dispose d’une préparation écrite suffisamment détaillée pour que l’amont et l’aval de votre travail apparaisse mais assez concise pour qu’il puisse aisément s’y retrouver. C’est presque la quadrature du cercle.

Ce qui doit figurer dans le dossier remis à chaque membre du jury :

Pour chaque séquence :

NB. Il ne sera pas possible dans une séance de 30 mn de couvrir toutes les phases d’un apprentissage (mise en œuvre, tâtonnement, validation, synthèse, institutionnalisation, entrainement,  évaluation) mais celles-ci devront être évoquées dans l’unité d’apprentissage.

La lisibilité du dossier :

La préparation va représenter un dossier important. N’hésitez pas, à numéroter vos pages, à recourir à des références de bas de page, à utiliser des feuilles de couleur pour une des deux séquences.

 

B. La préparation de l’épreuve

1. La partie en classe

On se bornera là à attirer votre attention sur quelques points susceptibles de vous mettre en difficulté.

Les questions matérielles

Faites vos tirages en avance, imaginez que la photocopieuse de l’école tombe en panne la veille de l’épreuve !
Ne prévoyez pas de séance exigeant une tenue ou un matériel spécifique que les enfants devraient apporter de chez eux ; beaucoup risquent d’oublier.
N’envisagez pas une séance en plein air ; la pluie pourrait avoir le mauvais goût de tomber, le vent de souffler.

Votre manière de vous exprimer

En maternelle, elle joue un rôle essentiel. Bien sûr vous le savez et y faites attention mais avec le stress de l’épreuve vous risquez de bafouiller. Ecrivez scrupuleusement ce que vous comptez dire aux élèves, même si cela vous paraît artificiel et surtout fastidieux.

La différentiation

Elle ne saurait se cantonner à la distribution de fiches différentes. Il faut que vous montriez que vous savez prendre en compte l’hétérogénéité de vos élèves durant toutes les phases d’une séquence, a fortiori s’ils relèvent de deux sections

L’organisation de la classe

Ateliers ou travail avec toute la classe ? À vous de choisir mais :

Le rôle de l’ATSEM

Quelles que soient les qualités de votre ATSEM, vos habitudes de fonctionnement, vous devez ce jour-là limiter ses interventions à la réglementation en vigueur. Elle peut surveiller un ou plusieurs groupes, encourager des élèves dans leur effort mais ne doit pas diriger un atelier même si vous savez qu’elle en est capable.

2. L’entretien

Comme il va s’appuyer sur les séquences que vous aurez conduites, vous pouvez, dans une certaine mesure, le préparer. En effet  les questions posées, à l’exception de celles qui visent à s’assurer que le candidat porte un regard lucide sur l’efficience des séquences présentées et que vous ne pouvez bien évidemment pas anticiper,  peuvent être regroupées selon trois grands pôles :

Vous pouvez donc, en fonction des séquences que vous préparez, vous attendre à certaines questions. Voici quelques exemples :

Concernant les contenus et les enjeux disciplinaires :
Concernant la didactique :
Concernant la pédagogie :

Si vous vous efforcez de mener cette réflexion au moment où vous préparez vos séquences, d’une part, vous arriverez mieux armé pour l’entretien et, d’autre part, vous éviterez probablement bien des erreurs dans la conduite de la classe le jour J.