Se préparer à l’épreuve d’admissibilité

Réussir le CAFIPEMF en maternelle

Télécharger le document

A. Les enjeux de l’épreuve

1. Lire les textes officiels

Comment se déroule l’épreuve ?
          A – Partie pratique (Durée : de une heure à une heure trente)
En présence du jury, le candidat fait la classe à ses propres élèves (ou, s’il n’exerce pas dans une classe, devant une classe choisie par le président du jury en accord avec lui).
Cette partie pratique doit comprendre deux séquences situées dans la progression normale de la classe et porter, au choix du candidat :
la première : sur le français (quand la séquence est présentée à l’école maternelle, elle porte sur le langage) ou sur les mathématiques ;
la seconde : sur l’une des activités (autres que le français ou les mathématiques) prévues au programme de l’école primaire ou du collège pour les classes de SEGPA. Pour les candidats ayant choisi une option, l’activité doit obligatoirement correspondre à cette option.
         B – Entretien (Durée trente minutes)
L’entretien avec le jury suit immédiatement la partie pratique. Cet entretien porte sur les séquences précédentes ainsi que sur les documents professionnels liés à leur mise en œuvre.

Quel est son objectif ?
L’épreuve d’admissibilité a pour objet d’évaluer l’activité d’un enseignant dans une classe et plus largement sa professionnalité. Cette évaluation prend en compte la capacité à définir des objectifs, à mettre en œuvre des démarches pédagogiques dans les situations d’apprentissage choisies pour atteindre ces objectifs, à évaluer les effets des démarches et des situations retenues, à les situer dans la progressivité des apprentissages et dans le cadre des programmes.
Elle porte tout à la fois sur la maîtrise des contenus, la pertinence de la démarche pédagogique, la justesse de l’observation des comportements et des résultats, la qualité des relations entre le maître et les élèves. On évaluera la capacité à éclairer la démarche pédagogique éventuellement avec le support de documents professionnels que le candidat pense utiles de présenter au jury (préparations, évaluations, programmations d’activités…)
L’intérêt pour le projet d’école ainsi que la connaissance de l’environnement local et culturel peuvent être questionnés.

2. Comprendre les textes officiels

La durée de l’épreuve.

Le texte semble écrit pour l’élémentaire et particulièrement pour le cycle 3 où les séquences proposées aux élèves s’approchent des 50 minutes. En maternelle, les séquences présentées ne pourront excéder une trentaine de minutes ; l’épreuve proprement dite durera à peu près une heure.

Les "séquences".

Le mot ici désigne un morceau d’un tout linéaire ; il est donc  synonyme de "séance". Le candidat doit présenter un moment dans une unité d’apprentissage.

Les domaines d’activités possibles

Il ne faudrait pas avoir du terme "langage" une lecture trop restrictive ; toute séquence relevant des domaines S’approprier le langage ou Découvrir l’écrit est recevable.

La "professionnalité".

Elle ne peut se réduire à l’efficacité. On n’attend pas seulement d’une aspirant au CAFIPEMF qu’il soit un bon maître ; il doit manifester non pas des compétences de formateur mais l’aptitude à le devenir, ce qui suppose :

En conséquent :
L’épreuve d’admissibilité se déroule certes dans la classe du candidat mais prend de réelles distances avec la traditionnelle inspection dans la partie devant les élèves et encore plus dans la phase d’entretien.
Échouer à cette épreuve ne signifie pas que l’on est un enseignant incompétent mais souvent que l’on n’a pas encore pris assez de recul sur sa pratique.
La meilleure manière d’éviter cet écueil réside dans une préparation qui ne peut se borner à celle des séquences présentées mais doit se concevoir à moyen terme.

B. La préparation à moyen terme

Elle vise justement à étoffer sa "professionnalité" et passe par deux étapes.

1. Effectuer un effort d’armature théorique.

Vous allez devoir lire et mémoriser les grandes lignes de quelques ouvrages et des articles de fond. Vous trouverez de nombreuses références ainsi que des textes en intégralité sur ce site. Il faut nourrir sa réflexion dans trois directions :

2. Repenser l’organisation de sa classe.

S’interroger, après ces lectures, sur :