Le réseau de la peur en Grande Section

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Pistes d’activités en lien avec le réseau de la peur

- Lister le lexique de la peur au fil des lectures, fabriquer un train des synonymes, effectuer des classements permettant de catégoriser les mots (les personnages, les situations, les sentiments…).

- En dictée à l’adulte, écrire des situations permettant de dédramatiser les craintes des élèves face à certaines situations. Possibilité de les théâtraliser.

L'album noyau : Petit-Bond a peur

Max Velthuijs - Pastel, École des Loisirs

Analyse de l’album

Cet album relate la peur que l’on peut ressentir le soir au moment du coucher. Cette peur de l’inconnu qui nous amène à voir des monstres et des fantômes.

Les illustrations ne présentent pas un caractère particulièrement intéressant. Elles sont simples et sont en résonnance avec le récit. Ce sont de simples illustrations du récit.

Le texte ne pose pas de problèmes particuliers tant au niveau du vocabulaire que de la syntaxe. Cependant, le fait que la peur liée au bois et à ses habitants mystérieux soit présentée sans situations concrètes peut être une source de difficulté pour certains élèves.

Pistes d’activités

- Observation de la première illustration, quand se déroule l’histoire.

- Lecture du texte de la première page, émettre des hypothèses sur ce qui peut faire peur à Petit-Bond. Relever le vocabulaire de la peur, du mystérieux (craque, grince).

- Travailler la rencontre des trois premiers personnages en mettant l’accent sur la répétition de la situation. Travailler à partir de marottes, sélectionner des syntaxes particulières à reprendre lors des restitutions des récits par les marottes ou bien à l’ATSEM.

- Arrivée du lièvre, nouvel épisode "Pourquoi le lièvre s’inquiète-t-il ?" Comprendre que l’on n’a pas tous la même sensation de peur, tout dépend du point de vue où l’on se place.

Nuit noire

Dorothée de Monfreid - École des Loisirs

Analyse de l’album

Le récit est simple, il n’y a aucune difficulté d’ordre lexical ou syntaxique.

L’intérêt de cet album réside dans le lien qui unit le texte à l’illustration, en effet, ce dernier ne sélectionne qu’une partie du message délivré par l’image. Il faut donc effectuer une véritable lecture d’images pour accéder à la profondeur de l’histoire.

Pistes d’activités

- Sélectionner quelques illustrations clés comme support pour raconter l’histoire.

- Lecture du texte jusqu’à "C’est une poignée de porte", faire anticiper la suite ou se remémorer l’histoire (en fonction du choix des illustrations dans l’activité 1).

Grosse peur

Sabine de Greef - Pastel, École des Loisirs

Analyse de l’album

Ce récit est linéaire, il ne pose pas de difficulté de compréhension. Cependant, la situation vécue par le personnage principal met en avant l’angoisse que peuvent ressentir les enfants face à des personnages imaginaires ou les terreurs nocturnes.

Pistes d’activités

- Faire raconter aux enfants le début de l’histoire en prenant appui sur les quatre premières illustrations.

- Faire le parallèle avec les contres traditionnels où il y a toujours une aide pour sauver le héros des attaques du méchant. C’est le rôle que jouent les petits personnages avec la lumière. Mais on peut également établir un parallèle avec les cauchemars nocturnes que la lumière apaise.

- Établir un parallèle entre les illustrations du début et celles de la fin, la vie reprend son cours normal.

Cornebidouille

Pierre Bertrand et Magali Bonniol - École des Loisirs

Analyse de l’album

Ce récit met en scène un des personnages emblématiques de la peur, la sorcière.

Il ne présente pas de grandes difficultés sur les plans lexical et syntaxique. Toutefois, il permet de travailler sur les expressions et les rimes, ce qui n’est pas toujours aisé pour de jeunes enfants.

L’illustration a une fonction de répétition, elle n’apporte aucune information complémentaire par rapport au texte. Le lecteur a simplement le sentiment de lire autrement le même message. D’un point de vue plastique, certaines illustrations s’enchaînent sur la double page à la manière des bandes dessinées, soit elles déroulent les évènements dans leur successivité ou bien elles montrent des détails des personnages pour faire comprendre les transformations que subit la sorcière.

Pistes d’activités

- Raconter l’histoire avec les marottes des personnages principaux.

- Lire le texte de l’album sans montrer les illustrations.

- Présentation des illustrations et se remémorer l’histoire. Associer des expressions à certaines illustrations.

- Travail d’observation des illustrations qui s’enchaînent pour en découler les deux fonctions représentatives : successivité des évènements, mise en valeur de détails.

Le jour où Amélie a vu le loup

Grégoire Solotareff, Nadja - École des Loisirs

Analyse de l’album

Ce récit est écrit avec les temps du récit (imparfait/passé simple) ce qui peut chez certains élèves engendrer quelques difficultés de compréhension dues à la forme verbale. De plus, sous une apparence lexicale simple, certains mots doivent faire l’objet d’une explication.

La difficulté majeure de cet album réside dans les passages implicites présents dans certains passages du texte ou dans certaines illustrations.

L’illustration remplit deux fonctions, elle est soit répétitive soit sélective. En effet, certaines illustrations se concentrent sur un point précis du texte.

Pistes d’activités

- Lecture d’image sur la première page, émettre des hypothèses sur la suite de l’histoire, que l’on peut rapprocher du conte du Petit Chaperon Rouge.

- Lecture d’image sur la fillette qui se regarde dans le miroir, analyse et compréhension d’où viennent les deux ronds jaunes et comprendre qu’ils ne sont que le fruit de son imagination.

- Raconter ou lire l’histoire jusqu’à "Chut ! Elle va nous entendre !" dit l’autre. Émettre des hypothèses sur à qui peuvent appartenir ces voix.

- Lire la fin de l’histoire et comprendre la chute.

Thomas n’a peur de rien

Christine Naumann-Villemin, Marianne Barcilon - Kaléidoscope, L'école des Loisirs

Analyse de l’album

Ce récit ne présente pas de difficultés d’ordre lexicales ou syntaxiques. Il aborde les diverses craintes enfantines que ce soit de situations réelles ou de personnages imaginaires.

L’illustration a une fonction de contrepoint, elle est très souvent en décalage vis à vis des attentes générées par le texte.

Pistes d’activités

- Lecture de l’album en plusieurs épisodes avec arrêt sur les pages qui permettent de parler des craintes des élèves face à une telle situation. Comparer les réactions des élèves et celle de Thomas.

- Faire émerger des conseils de la part des élèves pour trouver des situations qui pourraient faire peur à Thomas. Lire la suite du récit.

- Lire la fin de l’histoire et comprendre la situation humoristique qu’elle dégage.