Présenter un album en section de petits

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I. Le choix de l’album

Il est souhaitable de privilégier les albums qui :

évoquent des sujets près de la vie de très jeunes enfants :

s’appuient sur des récits simples :

recourent à des illustrations qui explicitent le texte.

utilisent une langue qui rapproche le texte littéraire de la comptine par :

présentent des caractéristiques matérielles adaptées à de très jeunes enfants en terme de :

Remarques :

Dès la Petite Section, les élèves tireront profit d'une première rencontre avec quelques classiques de la littérature enfantine, qui leur permettront de construire les premiers référents culturels. Attention toutefois à choisir ces "incontournables" dans des éditions adaptées aux jeunes enfants.

Ne pas hésiter à placer dans la bibliothèque des ouvrages très simples qui ne donneront pas lieu à une exploitation en classe mais qui permettront aux élèves de se familiariser avec l’objet livre et la représentation imagée du réel

La préoccupation légitime de conservation des livres en bon état ne devra pas conduire à cantonner les élèves à des ouvrages aux pages cartonnées même si ces derniers trouvent parfaitement leur place en section de petits.

 

II. La présentation aux élèves

La taille du groupe

Le désir de faire de la présentation de l’album un moment de plaisir partagé conduit les enseignants à privilégier le grand groupe. Cette option pose des problèmes pratiques liés à :

Quand les locaux et la présence d’une ATSEM permettent à l’enseignant de s’isoler un peu avec un groupe, il semble préférable de conduire cette activité en atelier ou devant une demi-classe. Ceci dit, ce n’est pas toujours possible et il faut donc penser aux conditions de déroulement en classe entière.
Dans ce cas,

La mise en attente

L’identification du héros

Il se trouve presque toujours sur la couverture. Il convient donc de le faire observer, de le décrire en s’appuyant sur le langage d’accompagnement, de le nommer.
Il faudra le faire repérer ensuite sur chaque illustration.

L’entrée dans l’univers de référence

La manière la plus parlante en section de petits consiste à expliquer le titre ou du moins à amener les élèves à s’interroger sur sa signification.

 

III. La lecture aux élèves

La phase de découverte

On peut concevoir deux manières de faire découvrir l’album aux élèves

La lecture offerte. L’enseignant lit l’album dans sa totalité en montrant les illustrations mais sans commentaires.

Intérêt :

Limites :

La lecture page à page. La lecture est précédée d’une observation dirigée de l’illustration avec échange dialogué sur :

Au bout de trois ou quatre doubles pages, il est souvent nécessaire de résumer le début de l’histoire avant de poursuivre la lecture, ce qui ralentit le rythme de cette présentation. D’où la nécessité de choisir des albums très courts en début d’année car la lecture ne peut, à ce stade, s’interrompre au milieu de livre.

Remarques :

On peut concevoir la démarche opposée : la lecture précède alors l’observation qui, en aval, explicite le texte.

Si chaque page présente une étape différente de l’histoire, il faut obligatoirement cacher la page de droite quand on montre celle de gauche.

La phase d’imprégnation

La remémoration immédiate du récit

L’enseignant fait récapituler quelques éléments de l’album de préférence en s’appuyant sur les illustrations :

L’enseignant revient sur le titre de l’album et le justifie.

Remarque :

Quand on a affaire à une structure en randonnée, il n’est pas indispensable de faire énumérer tous les épisodes intermédiaires. En revanche il convient d’insister sur le dernier épisode qui induit la chute.

La lecture intégrale de l’album

Elle est indispensable surtout lorsqu’on est initialement entré dans la découverte de l’album par une lecture page à page.

 

IV. L’exploitation pédagogique

Le travail de compréhension

En début d’année, avec des albums très simples comme Pourquoi d’Alex Sanders, il n’y a pas lieu de conduire une séance d’analyse de l’album ; on relira l’album aux élèves pour les familiariser avec le vocabulaire, le rythme de l’histoire.

Dès qu’on aborde des albums un peu plus complexes (Grosse colère, Zou…), il faut procéder à une lecture supplémentaire pour poser des questions qui amènent les élèves à comprendre que le texte ne dit pas tout et qu’ils ont une marge d’interprétation.

L’exploitation linguistique

Elle est indispensable si l’on veut que la lecture d’album aide les élèves dans leur construction du langage. Elle portera en priorité sur le vocabulaire concret et les structures les plus élémentaires du français.

Elle gagnera à s’appuyer sur un matériel et des situations ludiques.

La mémorisation

Une trace de la lecture de l’album doit figurer sur un support collectif qui peut se concevoir comme :

Surtout ne pas oublier de réactiver la mémoire des lectures en faisant, tout au long de l’année, renommer les titres lus et évoquer les éléments marquants de leur contenu.